LE PAVILLON JEAN-BAPTISTE RONDOT

Le pavillon Jean-Baptiste Rondot, rue de la Fromgerie
Le joli petit pavillon sis rue de la Fromagerie a été construit en 1865 par Jean-Baptiste Rondot à la place de la maison familiale de Jean Denis Rondot et Thérèse Géraud, son épouse.

Relevé cadastral de 1828
Jean-Baptiste Rondot avait acquis cette propriété pendant la communauté qui a existé entre lui et Louise Sifflet, sa première femme, décédée en 1866, de Jean François Rondot, fils de Jean Denis Rondot, et de Jeanne Démillière, son épouse, ses père et mère[1], suivant l'acte passé devant Me Monin, notaire à Quingey, le 2 août 1864[2], moyennant le prix principal de 1500 francs, payable après le décès de Jean François Rondot, vendeur, à ses héritiers, Jean Denis Rondot, propriétaire demeurant au Deffois et Jean Claude Rondot, cantonnier demeurant à Lombard, ses seuls enfants, avec Jean Baptiste.
Le bâtiment cadastré no 57 a été démoli pour faire place à un pavillon précédé d'une construction sur la rue servant d'écurie et de remise en 1865. Cet immeuble se compsait de trois pièces au rez-de-chaussée et de deux à l'étage, avec un grenier au-dessus, cave avec citerne au-dessous d'une piède du rez-de-chaussée.

Relevé cadastral actuel
Jean-Baptiste Rondot et sa seconde épouse, Louise, Louise Démillière, ont vendu cette propriété à Jean-Baptiste Clerget, dit Jules, né à Cromary (70), valet de chambre du comte de Riancourt, 12 rue Montaigne à Paris, 8ème arrondissement, par acte passé devant Me Gentilhomme, notaire à Quingey, le 20 mars 1875, pour la somme de 4000 francs[3]. Il est probable qu’ils se soient connus à Paris, Jean Baptiste Rondot et sa seconde épouse ont en effet vécu à Paris, 104 rue Lecourbe, dans le 15ème arrondissement, où sa femme, Louise Démillière décède 19 avril 1878. Il était à cette époque marchand de vin (Acte de décès de Louise Démillière).
Jean Baptiste « Jules » Clerget, valet de chambre demeurant à Paris 7ème, 89 rue de l’Université, né à Traitiéfontaine (70) le 22 avril 1836, a épousé le 11 février 1864 à Paris 6ème arrondissement Justine Carmarans, née à Espignac (Aveyron) le 5 juillet 1830, demeurant 79 rue de Sèvres, à Paris, sans profession. Il n’a pas été fait de contrat de mariage.
En 1881, Jean-Baptiste "Jules" Clerget et son épouse sont recensés à Arc et Senans, mais en 1886, ni l'un ni l'autre ne sont au village.
Lorsqu'il revient habiter à Arc et Snans, il n'est pas accompagné de son épouse. Au recensement de 1906, Jean-Baptiste "Jules" Clerget est mentionné comme "pensionnaire" dans sa propre maison, occupée alors par la famille Droxler.
Charles Albert, le père, est né à Beaucourt, alors dans le département du Haut-Rhin, le 22 juin 1879, ferblantier de son état. Il a épousé Florentine Boehler, née à Blotzheim (Alsace), le 21 octobre 1874[4], alors en territoire allemand depuis 1871, le 21 septembre 1903 à Arc et Senans. D'après leur acte de mariage, Charles Droxler est domicilié à Beaucourt et Florentine Boehler à Arc et Senans. Florentine et leur premier fils, Alfred, né en Alsace, se font naturaliser à cette occasion et Jules Clerget, alors rentier, est témoin lors de leur mariage. Il vit seul avec la famille Droxler. En 1906, 3 enfants sont recensés, Alfred, né le 5 septembre 1896 à Blotzheim[5], reconnu lors de leur mariage à Arc et senans, René Charles Jules, né à Arc et Senans le 26 mars 1904[6], Charles Alfred, né à Arc et Senans le 18 juillet 1905[7], Lucien Charles, né à Arc et Senans le 25 février 1908 décédera le 27 février de la même année et un apprenti, Thomas, originaire d'Audincourt, habite avec la famille. En 1911, une Marie Droxler est recensée avec la famille Droxler, rue de la Fromagerie, comme étant leur fille, née à Paris en 1900. Or elle n’a pas été reconnue lors de leur mariage. En 1921, elle est à nouveau recensée au no 1 de la rue de la Fromagerie, avec la profession de « bonne » chez Joseph Viennet, hôtelier originaire de Frasne.
Baptiste « Jules » Clerget a institué Florentine Boehler comme légataire universelle aux termes d’un testament rédigé par devan
t Me Paris, notaire à Quingey, le 16 juillet 1904[8], enregistré à Quingey le 27 juin 1906. Il décède un an plus tard à Arc et Senans le 21 juin 1906. La propriété appartenait en conséquence indivisément à sa veuve, « commune en biens » depuis le jour de leur mariage à Paris et à Florentine Boehler en vertu du « legs qui a pu recevoir pleine et entière exécution en l’absence d’ascendants et de descendants de M. Clerget. »
La propriété a donc été vendue aux enchères le 21 juillet 1907, en la mairie d’Arc et Senans, par adjudication au plus offrant et dernier enchérisseur, avec une mise à prix de 4500 francs. Justine Carmarans, la veuve de Jean Baptiste Clerget s’est fait représenter à la vente, en vertu d’un acte reçu par Me Michely, notaire à Paris le 22 avril 1907.
C’est Florentine Boehler qui devient adjudicataire de la propriété pour une somme de 7000 francs.
Charles Albert Droxler, mobilisé en 1914, réformé en 1915 puis rappelé en 1916, est détaché à l’usine Japy de Lafeschotte, qui fabrique des équipements militaires, il décède le 22 juillet 1918 à l’hôpital militaire du château de Montbéliard suite à une pneumonie suraigüe, maladie « non imputable au service.[9] » Son seul enfant encore vivant à cette date, Charles Alfred Jules a été déclaré pupille de la nation en 1920, matricule RC 110/74, (mention figurant son acte de naissance.)
En 1921, Florentine Boehler, veuve, habite dans sa propriété avec trois amies d'Alscace. (Recensement de 1921).
Florentine Boehler épouse en secondes noces le 6 janvier 1923 à Arc et Senans Léon Louis Joseph SOLILHAC, né à Pradelles (43) le 31 mars 1865. Employé des Contributions Directes, Léon Louis Joseph Solilhac avait épousé le 9 mai 1891 Marie Stéphanie GALLAIRE à Fougerolles, née le 21 février 1866 à Fougerolles, où il était employé. Le 23 mars 1920 son épouse décède Quingey où il était en poste.
Après le décès de René Charles Jules en 1977, le pavillon resta plusieurs années à l'abandon.
[1] La mère de Jean Baptiste Rondot était Claiudine pernet, première épouse de Jean François Rondot, décédée le 29 mars 1834.
[2]Prosper Célestin Monin, notaire à Quingey. AD25, 3E57/89.AD25, Cote 3E75/122 (Acte notarié), AD25, cote QHYP/2/T604, article 25 (Transcription Hypothèques).
[3]AD25 – Cote 3E57/122 (Acte). AD25 – Cote QHYP/2/T/604, article 25 (Transcription).
[4]Décédée à Arc et Senans le 10 avril 1963. Registre d’état civil de la commune.
[5] Il est décédé dans le Territoire de Belfort.
[6] Décédé à Besançon, le 19 février 1977. Registre d’état civil de la commune.
[7]Décédé à Arc et Senans, le 6 juin 1918. Registre d’état civil de la commune.
[8] Maître Claude Antoine PARIS, notaire à Quingey, AD25, cote 3E75/41 (Minutes Mai-août 1904). Enregistrement Quingey : AD25, cote 41Q9.
[9] AD90 – Registre matricule no 1821.
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