JEAN-BAPTISTE RONDOT (1827-1886)
Jean Baptiste Rondot, second enfant d'une fratrie de quatre, nait à Senans le 11 août 1827. Fils de Jean François Rondot, cultivateur, et d'Anne Pierrette Pernot, originaire de Liesle. Sa mère décède en 1834, alors qu'il n'a que 7 ans. Jean François Rondot, son père, épouse en secondes noces Jeanne Françoise Démillière à Arc et Senans le 28 janvier 1835.
Généalogie des familles Demillière-Rondot
En 1836, la famille Jean-François Rondot et leurs trois enfants - leur troisième enfant, Jean François, né en 1829, décède en 1830 - sont recensés à Senans, Jean-Baptiste sous le prénom de «Jeanjean».
En 1841 et 1846, Jean-François Rondot, son épouse et leurs trois enfants Jean-Claude, Jean et Jeannette résident toujours à Senans.[1]
En 1851, Jean-Baptiste n'est plus recensé au village. Nous avons peu d'informations sur la première période de sa vie, ni sur son éducation scolaire. sans doute sérieuse au vu de ses travaux manuscrits.
Il épouse à Paris le 11 janvier 1859 Louise Sifflet, née en 1824 à Villers-Farlay. Tous deux résident à Paris, à La Chapelle St Denis, commune incorporée aujourd'hui au 9ème arrondissement, lui au 30 de la rue Cavé et elle au 33 de la rue de la Victoire. Le mariage religieux est célébré à Notre Dame de Lorette dans le 9ème arrondissement. Lui est employé à la Compagnie des Chemins de Fer de l'Est, elle est lingère.[2]
Si l’on se réfère à ce qui est mentionné au registre des hypothèques de Besançon le concernant (AD25 4Q2/314, la première entrée date de 1856), il est qualifié "d’ancien militaire". Il est donc probable qu’il ait embrassé la carrière militaire avant cette période, il est par ailleurs porté comme « rentier » dans l’acte de décès de sa première épouse.

En 1865 Jean Baptiste construit un pavillon rue de la Fromagerie à la place de la maison de ses grands-parents paternels. Louise Sifflet décède la 14 mai 1866 à Arc et Senans, sans enfants. Il se remarie le 21 mars 1867 avec Louise Démillière, d’Arc et Senans, sa petite cousine par alliance, fille du cousin germain de sa belle-mère. Ils auront quatre enfants (Louis Casimir - 1867, Eugénie - 1869, Clémence - 1871 et Aimé - 1873), tous nés à Arc et Senans.
En 1865, il est de retour au village, élu aux élections municipales du 4 juin, réélu aux élections d'août 1870, il est nommé adjoint. Il est de même élu officier de la garde nationale au grade de capitaine à la même époque. En 1871, il est à nouveau élu, sans être adjoint cette fois.
En 1872, la famille est recensée au numéro 80 de la rue des Forges, qui se prolongeait alors jusqu'au champ de foire. Cette partie de l'ancienne rue des Forges correspond à l'actuelle rue de la Fromagerie.
« Rondot Jean Baptiste, garde champêtre, 44 ans. » Il s’agit probablement d’une confusion avec le fait qu’il était officier de la garde nationale à cette époque. Un autre Jean Rondot est alors effectivement garde-champêtre de la commune à la même époque.
Démillière Louise, sa femme, 30 ans, épousée en 1867,
Rondot Louis Casimir (né à Arc et Senans le 26 décembre 1867), leur fils, 4 ans,
Rondot Eugénie (née à Arc et Senans le 30 mai 1869), leur fille, 3 ans,
Rondot Clémence (née à Arc et Senans le 3 février 1871), leur fille, 1 an.
Aimé Constant (18 décembre 1873), né à Arc et Senans, après le recensement de 1872.
En 1874, il n’est plus au conseil municipal, mais habite encore à Arc et Senans.
Il vend son pavillon en 1875 à un certain Jean-Baptiste «Jules» Clerget, originaire de Haute-Saône, employé comme valet de chambre à Paris, où ils se sont vraisemblablement rencontrés.
On le retrouve ensuite à Paris, 104 rue Lecourbe, dans le 15ème arrondissement, où sa femme, Louise Démillière décède 19 avril 1878. Il était à cette époque marchand de vin (Acte de décès de Louise Démillière).
Dans le Répertoire des formalités hypothécaires (Archives départementales), Jean Baptiste Rondot est mentionné comme « ancien militaire au territoire d’Arc et Senans, rentier, débitant de tabas à Paris. »
En 1880, il réside à Villars-lès-Blamont, dans le Pays de Montbéliard, où il occupe la fonction de receveur buraliste, profession souvent exercée par d'anciens militaires. (Source : première page de son second volume, état civil de Villars-les-Blamont). C'est à cette
C’est là qu’il décède accidentellement en 1886. Il faisait partie à cette époque de la Société d’Émulation du Pays de Montbéliard, à laquelle il destinait ses travaux de recherche sur la commune d'Arc et Senans, commencés quelques années auparavant.
Article paru dans le Petit Comtois du vendredi 19 mars 1886 :

Article paru dans le Petit Comtois du mercredi 21 avril 1886 :

D'après "l'Almanach des événements météorologiques", il faisait -5,4 degrés à Paris le 10 mars 1886, avec de la neige. Le "Petit Comtois" quant à lui, publiait des températures minima de -6,1 degrés pour la journée du 11 mars.
Des irrégularités administratives ayant été constatées lors de son décès (il a été inhumé dans sa commune de résidence sans que soit dressé d'acte de décès, ni dans les registres de la commune de Dannemarie, lieu de son décès, ni dans ceux de Villars-les-Blamont, lieu de sa résidence), un jugement du tribunal civil de Montbéliard en date du 29 juin 1888 régularise la situation en officialisant son décès en date du 17 avril 1886 sur la commune de Dannemarie, avec transcription de ce jugement dans les registres concernés des deux communes pour l’année 1888.
(AD25, État civil de Villars-les-Blamont, cote 2 Mi EC 492).